Simplement l’équilibre

» Posted by on Mar 16, 2012 in Le Blog du Club | 1 comment

Simplement l’équilibre

C

Ces images salissent notre pays, une certaine réalité quotidienne.

Nous ne sommes pas habitués à voir ces choses parfois réelles et excessives qui nous dérangent.Probablement nous verrons pire, où ces caméras cachées viennent violer l’espace public et privé. L’excès et la technologie à ces revers, et il est temps de se réveiller, de construire réellement sur le long terme. Nous devons agir pour une société plus responsable dans un cadre institutionnel et physique et des lignes rouges, le chemin est long. Nous sommes tous concernés, car les décideurs sont influencés par le peuple, par les entrepreneurs, par les utilisateurs eux même.

Nous devons choisir notre clientèle, celle qui respecte notre identité et nos différences et qui nous encourage à lutter pour un respect humain juste et équitable, respect de l’environnement réellement durable. Notre pays s’est d’ailleurs engagé sur cette voix et nous ne pouvons pas faire marche arrière.

Nous devons accélérer ce processus de transformation de nos mentalités et de nos actes.

Bravo à l’ingéniosité de Meidi du déchet alu il a su créer des objets d’art et utilitaires. Bravo à l’équipe de ces jeunes Marrakchis de l’association ALKARAMA qui donnent de leur temps pour lutter contre l’errance de la misère, bravo à ces jeunes de Skoura qui se battent pour que leur palmeraie ne disparaisse pas. Bravo à cette Maman qui vend des ballons pour faire vivre sa famille. Et sans faire de politique, bravo à l’équipe nouvellement en place qui veut faire avancer notre pays et surtout courage et persévérance.

Nous devons les accompagner, accompagner notre destin et l’améliorer. Pas à n’importe quel prix ni humain et ni écologique. C’est avec réflexions, efforts et sacrifices que nous y arriverons. S’il est facile de détruire avec des images et des paroles exagérées, même si réelles, construisons pour une image la plus propre possible. Nous sommes dans l’aire d’un monde dit plus « équitable « et plus « responsable ». Il est plus facile à l’heure d’aujourd’hui de remettre en cause ce qui fonctionne mal, d’innover.

Comme ce paysan de la palmeraie, nous devons piocher notre terre, malgré la sécheresse, l’eau dans le sous sol existe, il faut de l’audace et un accompagnement. Et la transformation de l’eau usée en eau utilisable pour l’arrosage peut être une bonne alternative pour l’arrosage des jardins de nos villes.

Il faut que l’état encourage d’autres alternatives et économies complémentaires. Comment vouloir demander à des jeunes de cultiver les palmeraies de leurs pères qui ne rapportent que quelques dirhams par jours sur la moyenne de l’année, c’est la réalité, les dattes ne se vendent pas 300,dhs le kg, c’est donc de la survie. Si les palmeraies se désertifient franchement ce n’est pas par la vente illégale des palmiers comme à voulu le montrer le journaliste même si des centaines de palmiers ont voyagé en camions.

La sécheresse en a peut-être une part mais surtout travailler la palmeraie ne rapporte pas grand chose sauf si l’agriculture est modernisée et adaptée à des productions et transformations. Qui peut investir ? Assistance, aides… ?

Quand l’eau coule dans les palmeraies, ses jardins sont un havre de paix et de douceur, patrimoine local, une fierté ancestrale mais aussi mondiale. C’est peut-être aussi à des institutions comme l’Unesco et autres à qui il faudrait demander un soutien pour la protection de ces sites, soutiens aux agriculteurs qui cultivent encore pour passer du stade survie à l’économie de vie et outiens des instances Agricole du pays pour aider cette agriculture oasienne et de montagne à la transformation des produits pour un meilleur profit.

A nos instances sociales pour trouver des passerelles pour protéger nos petits agriculteurs et nos petits éleveurs et leur permettre une vie meilleure et descente.

C’est à nous aussi Agents de Voyages, Opérateurs, Guides à ne pas comprimer nos prestataires, ceux qui font de l’arrière pays la plus value de nos voyages, ceux qui offrent leur sourire, leur bonté, leurs services (honorables), ceux qui donnent de leur générosité à nos invités.

Oui, la répartition doit être plus juste, et nous devons lutter pour.

L’informel est aussi la cause de ce fléo, la course à tout sacrifier pour attraper le client, même en état de survie.

N’oublions pas que Marrakech s’est développé dès que les remparts ont fleuri de rosiers plantés et la ville de ces jardins luxuriants, ses murs anciens dont l’histoire fait rêver, ont attirés visiteurs et investisseurs de tous horizons. Une vraie valeur ajoutée exemplaire. L’espace palmeraie d’aujourd’hui peut en partie être transformée en jardins, l’économie se déplace, il faut veiller à la mesure et à l’équilibre. Créer des lacs au milieu de gazons design me semble de la démesure au vue de la surface et du peu d’utilisateurs.

Ce n’est pas qu’une histoire de conscience, c’est simplement l’équilibre.

Nous devons inventer des structures et des passerelles pour l’arrière pays. L’état doit aussi nous accompagner pour nous faciliter à créer l’économie dans le respect. Une économie honorable, un véritable écosystème où l’homme a une place respectée, une économie qui nous permettra de ne pas sombrer dans le misérabilisme et la honte et ne pas aller vers l’implosion.

Notre pays a des hommes et des femmes ingénieux, une nature généreuse et un environnement privilégié. La volonté doit être plus marquée de ce respect qui fera de notre pays un modèle dans l’équilibre.

Quelque part nous pouvons remercier ce reportage qui par la colère et la honte nous pousse à nous investir d’avantage, et ne pas baisser les bras pour prouver que l’impuissance à ces fléaux n’existe pas.

C’est en citoyen marocain, que nous apportons notre contribution

JP Zineb Datcharry

1 Comment

  1. Bravo Jean Pierre, tu as trouvé le mot juste : Equilibre! et cela ne vaut pas seulement pour le Maroc mais pour le monde entier, notre façon de vivre et même notre civilisation d’humains !
    Equilibre entre les trop riches et les trop pauvres, entre ceux qui se gavent et ceux qui ont faim, entre ceux qui savent et ceux qui voudraient savoir !!
    Essayons donc, chacun d’entre nous et chacun à notre échelle, de rétablir l’équilibre dans notre environnement à nous et suivons le précepte de Gandhi, il n’y a que comme çà que nous pourrons changer le monde !

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